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 Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]

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Yellow Boy
Alec Queen
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MessageSujet: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Lun 17 Sep - 20:50

Affalé dans un coin désert d'un des nombreux couloirs de l'orphelinat, Alec rageait intérieurement. D'une main il palpait sa joue endolorie et de l'autre manquait de déchirer sa chemise tant la colère l'envahissait. Une nouvelle fois, il s'était battu. Une nouvelle fois, il avait pris des sales coups, ajoutant des bleus et des ecchymoses à sa collection déjà impressionnante. Et une nouvelle fois, il s'était enfui avant de se faire intercepter par un adulte. Alec savait qu'on le retrouverait vite, il était ici depuis assez longtemps pour que beaucoup connaissent ses habitudes.
Le jeune garçon releva la tête. Il vit passer quelques orphelins guillerets, rigolant et chahutant gentiment. Alec soupira de dédain. Comment pouvaient-ils encore rire de la sorte alors qu'ils avaient certainement tout perdu? Ça le dégoûtait car après tout, lui même avait juste réussi à se faire détester dès son arrivée. Et ça n'avait pas changé depuis. La douleur du coup qu'il avait reçu en plein visage en témoignait silencieusement. Les enfants s'arrêtèrent un instant et le fixèrent silencieusement. Grave erreur pour eux. Alec leur cria dessus et les envoya balader:

"Purée mais allez vous amuser ailleurs les mômes! J'ai pas besoin de vous voir là!"

Les enfants partirent en courant, effrayés par le ton menaçant du jeune garçon. Alec entendit des pas dans le couloir de nouveau. Il crut avoir de nouveau affaire à des orphelins. Peu désireux de montrer sa tristesse et son ressentiment, il fit mine d'écouter de la musique, les genoux contre son torse et enlacés de ses bras. Mais même avec la plus grande volonté au monde il ne put masquer les tremblements dus à cette tristesse. Il dit alors entre ses dents sur un ton voulu hostile mais cassé par un sanglot:

" J'veux voir personne, vous me prenez de l'espace vital là... Disparaissez!"
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Lun 17 Sep - 22:39

Ethel avait mal commencé sa journée. C'était le jour où sa mère s'était suicidée et même si elle ne l'appréciait guère, cette date lui rappelait toujours d'affreux souvenirs. Elle avait même réussie à être distraite pendant la séance d'un de ses patients! Elle vit plusieurs enfant autour d'elle faisans de grands sourires. D'un côté, cela la réconfortait de savoir qu'ils n'avaient pas tous perdus leur joie de vivre. Pour les autres et bien... elle était censée être là pour les aider. Elle serrait dans ces mains quelques dossiers de certains orphelins desquels elle devait étudier le comportement. Elle espérait vraiment trouver un moyen miracle de les aider pour le lendemain, mais elle savait pertinemment que la nuit blanche qu'elle passerait ne ferait que la distraire d'avantage plutôt que de les aider.
Ethel regarda sur son portable son père/frère avait déjà essayé de la joindre 9 fois. Et elle n'avait absolument pas envi de lui parler. Il essayeraient comme tous les ans de la réconforter pour finir ensuite sur une phrase qui l'énerverait et prouverait qu'elle n'avait pas tord en disant qu'il était vraiment puéril!!!
Elle tapa rageusement du pied sur le sol puis se rendit compte qu'elle s'était fait très mal. "Non mais qu'elle idiote!" pensa-t-elle.
Elle posa ses dossiers au sol puis se massa le pied. Elle était en train de soupirer de soulagement quand elle entendit un cri provenant du couloir voisin. Elle se leva, se forçant à marcher droit et se dirigea vers le bruit, ceci, c'était un appel au secours, et elle espérait bien utiliser sa journée de la meilleure manière que ce soit. En résolvant un problème!

Lorsqu'elle s'approcha de lui, la jeune femme vit l'orphelin mettre un casque sur ces oreilles, signifiant qu'il ne souhaitait pas le moins du monde d'être aidé. Ethel s'apprêtait donc à rebrousser chemin, mais elle ne pu s'y résigner. Cet enfant n'allait apparemment pas bien et elle ferait tout pour l'aider! D'ailleurs elle ne pouvait pas dire qu'il s'agissait d'un enfant, après tout, elle n'avait que de 2 ans l'aînée de certains de ses patients! Alors que ses talons résonnaient sur le carrelage d'un rythme irrégulier (son pied lui faisait encore mal!) , l'orphelin lui dit:

" J'veux voir personne, vous me prenez de l'espace vital là... Disparaissez!"

Ethel, ne fit pas attention à ces paroles. Evidemment qu'il ne voulait voir personne. A en juger par ces blessures il semblait s'être battu. Il semblait avoir du mal à accepter la disparition d'êtres chers. Elle se demandait comment cela se faisait qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. Sa tête ne lui disait rien et pourtant c'était de ce genre de cas qu'elle devait s'occuper. Elle s'approcha doucement, comme si elle ne voulait pas effrayer un animal sauvage et s'assit à ses côtés.

"Ce n'est pas le meilleur endroit pour être seul. Ce n'est pas en laissant s'exprimer ta colère envers ceux qui passeront dans ce couloir que ça ira mieux..."

Cette approche était assez maladroite, mais elle espérait bien avoir une réaction ainsi. Qu'elle soit bonne ou mauvaise d'ailleurs sont but à elle c'était de l'aider à réfléchir. Qu'il lui crie dessus elle s'en fichait, du moment qu'ensuite il parvenait à se sentir mieux.
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Yellow Boy
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Mar 18 Sep - 19:52

Les bruits de pas étaient irréguliers, comme si la personne avait du mal à marcher. En faisant un peu plus attention, Alec devina qu'il ne s'agissait sûrement pas d'un enfant, le pas étant beaucoup trop lourd. Il aurait pu tout simplement relever la tête au lieu de tenter de deviner, mais il n'en avait ni l'envie, ni la force. Un seul regard et il savait qu'il fondrait en larmes et comme il ne voulait pas exposer ses faiblesses... D'ailleurs, ça faisait très longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi mal dans sa peau.
Les pas se rapprochèrent, espacés, prudents et quelqu'un s'assit à côté d'Alec. Ce dernier réprima un brusque mouvement de la main. A la place, il enserra davantage ses genoux entre ses doigts crispés. Une voix féminine lui dit:

"Ce n'est pas le meilleur endroit pour être seul. Ce n'est pas en laissant s'exprimer ta colère envers ceux qui passeront dans ce couloir que ça ira mieux..."

Il redressa vivement la tête, lança un regard noir et haineux à la jeune fille. Elle devait avoir quelques années de plus que lui. Alec ne l'avait encore jamais vue dans l'orphelinat. En même temps, ses relations aux autres étaient réduites, même après dix ans de vie ici. Il ôta son casque audio d'un mouvement sec et fixa sans ciller la jeune fille d'un air malaimable. Agressif, il lui répondit:

"Ah bon? Et vous en savez quoi? Vous êtes devin? Vous me connaissez même pas et moi non plus j'vous ai jamais vue!"

Malgré qu'il soit extrêmement direct et tranchant, Alec continuait de la vouvoyer. Le respect des aînés, une chose qui lui était resté de ses parents et dont il ne se rendait pas compte. Il soupira, marmonnant un "Ras le bol" entre ses dents et porta son attention sur le mur en face de lui. Au moins, les murs ne réagissaient pas, ils ne disaient rien. Pas comme les personnes présentes dans ce bâtiment. Le regard d'Alec se fit triste. Il ne savait vraiment pas pourquoi il se retrouvait dans cet état aujourd'hui, lui qui n'avait pas l'habitude de ciller niveau caractère. Ce sentiment de vide... C'était insoutenable. Mais le garçon se disait que ce n'était pas important, que ça n'en valait pas la peine. Et il continuait de se recroqueviller dans son monde, pour ignorer le reste.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Mar 18 Sep - 21:21

Quand le garçon redressa la tête, Ethel put mieux le regarder. Il avait les yeux bleus qui ressortaient grâce à ses cheveux blonds mais son regard n'était pas aussi charmeur qu'il pourrait l'être.
Il avait un regard triste. Elle n'irait pas jusqu'à penser qu'il était vide, mais en tout cas, il était froid, comme fermé à toute source de chaleur.

"Ah bon? Et vous en savez quoi? Vous êtes devin? Vous me connaissez même pas et moi non plus j'vous ai jamais vue!"


Lorsqu'il lui répondit d'une manière aussi agressive, elle ne s'y attendait pas. Elle savait que sa formulation était maladroite, mais elle n'avait pas voulu être aussi vite rejeté par cet orphelin. Elle prit une bonne inspiration silencieuse pour reprendre du courage. Elle devait réussir à percer son mur. Ce n'est pas seulement parce qu'il s'agissait de son métier qu'elle voulait l'aider. C'est parce que c'était dans sa nature. Elle avait besoin de savoir que les gens qui l'entouraient se sentaient bien. Malheureusement dans cet orphelinat, une personne sur trois se sentait bien. Ce qui lui permettait d'aider beaucoup de monde. Mais elle savait pertinemment que vivre dans ce genre d'atmosphère pouvait influer sur le comportement de ceux qui y habitaient.

"Je suis Mizushima Ethel, la psychologue de cet orphelinat. Tu peux m'appeler Ethel cependant, après tout, je n'ai que 20 ans, alors je préfère qu'on évite de me donner du madame, si tu en as envi, tu peux me tutoyer. D'ailleurs tu as soulevé un très bon point, je ne te connais absolument pas, qui es-tu?"

Elle avait fait ses présentations le plus calmement du monde, mais elle savait qu'elle prenait un risque en lui révélant quel métier elle exerçait. Il pouvait soit très bien le prendre et commencer à lui déballer ses problèmes, soit se refermer sur lui-même, soit se ficher complètement d'elle.
Evidemment elle pensait que les deux dernières solutions se vérifieraient plus certainement que la première. Elle remarqua ensuite une chose dans sa réponse. Il l'avait vouvoyée! Elle l'avait instinctivement tutoyé de manière à établir le contact plus facilement et il était assez rare qu'un garçon de son âge, ne réponde pas de la même manière et surtout qu'un orphelin n'oublie pas les enseignement de ses parents. Elle ne savait pas depuis combien de temps, il avait du subir ce choque, mais il était très attaché à ses parents dans ses souvenirs et ils avaient réussis à graver à vie un enseignement des plus important. Il d'autant plus compliqué de rester poli alors que comme lui, l'on est en colère.

"Je ne peux pas t'apporter toute les réponses à tes questions, ce serait bien prétentieux de ma part. Et puis ce n'est pas en ça que consiste mon travail. Je suis juste là pour prêter une oreille, et crois-moi qu'elle ne sera pas distraite par quoi que ce soit. Si tu es disposé à me parler évidemment.
Ce n'est pas obligatoirement sur le sujet sur lequel tu es faché, juste une chose que tu souhaite me partager."


Peut-être ainsi réussirait-elle à trouver une ouverture. Elle l'espérait sincèrement, car le mal qui le rongeait allait devenir encore plus grand si elle n'arrivait pas à l'éloigner même de quelques pas.
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Yellow Boy
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Mer 19 Sep - 20:22

Alec avait été direct et cassant, il avait sûrement déstabilisé la jeune femme. Mais après tout, il n'avait pas la tête à réfléchir à ce qu'il racontait. Prétendre le contraire serait idiot, le garçon avait conscience de ses actes, biens ou mauvais.

"Je suis Mizushima Ethel, la psychologue de cet orphelinat. Tu peux m'appeler Ethel cependant, après tout, je n'ai que 20 ans, alors je préfère qu'on évite de me donner du madame, si tu en as envi, tu peux me tutoyer. D'ailleurs tu as soulevé un très bon point, je ne te connais absolument pas, qui es-tu?"

Elle avait répondu.si calmement que cela intrigua Alec. D'ordinaire, dès la première parole agressive de sa part, le.personnel ne répondait pas tellement il était embarrassé ou alors il partait sans rien dire carréent. C'était légèrement différent avec les autres orphelins vu que ça dégénérait en bagarre.
Elle avait dit être psy... Instinctivement, Alec se recroquevilla une nouvelle fois tout en pensant à ne pas exposer ses faiblesses. Puis il poussa sa réflexion un peu plus loin. Qu'est-ce que ça lui coûterait de parler de ses troubles à une personne dont le métier était d'écouter les autres? Son agressivité perdit en intensité tandis qu' relâchait ses genoux et allongeait ses jambes en travers du chemin. Alec demeurait quand même sur le qui-vive. Juste un réflexe. Son regard était méfiant mais plus méchant.

"Je ne peux pas t'apporter toute les réponses à tes questions, ce serait bien prétentieux de ma part. Et puis ce n'est pas en ça que consiste mon travail. Je suis juste là pour prêter une oreille, et crois-moi qu'elle ne sera pas distraite par quoi que ce soit. Si tu es disposé à me parler évidemment. 
Ce n'est pas obligatoirement sur le sujet sur lequel tu es faché, juste une chose que tu souhaite me partager."


Alec haussa les épaules, indécis. Alors devait-il vraiment parler ou se lever et s'en aller en laissant la psychologue plantée là? A vrai dire, il était même prêt à se relever pour mettre en route la seconde option. Il se ravisa au dernier moment, se souvenant qu'il n'était pas très poli d'agir de cette façon. D'où tenait-il cette conviction? Sûrement de ce qu'on lui avait appris durant sa petite enfance. Alec se tourna de façon à faire face a Ethel puis il répondit non sans une pointe de méfiance:

"J'm'appelle Alec et c'est bizarre que l'on ne s'est jamais rencontrés parce que ça fait dix ans que je suis ici."

Il resserra un bandage sur son bras et grimaça sous le coup de la douleur. Cette blessure lui était arrivée il y a quelques jours en tombant d'un escalier comme souvent. Ça aussi c'était un de ses problèmes. Peu de personnes pouvaient se casser la figure aussi bêtement qu'il le faisait. Il dit:

"Mon problème c'est que je me bagarre trop souvent, mais j'pense que ça s'voit."

Il désigna tout de même sa joue enflée par le coup de poing qu'il avait pris quelques minutes plus tôt. Finalement, peut être que Alec continuerait de parler à cette psy. Elle n'était vraiment pas désagréable.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Jeu 20 Sep - 19:08

Le garçon semblait s'être détendu en entendant ses paroles ce qui la troubla quelque peu. Elle ne s'attendait pas à ce comportement. Il avait été légèrement crispé, d'ailleurs elle pouvait encore vois les jointures de des doigts qui avaient blanchies, mais à présent, il était calme, refusant tout de même de la regarder. Elle patienta donc, profitant de son trouble passager pour l'étudier davantage. Dit ainsi, on pouvait penser qu'elle l'étudiait de manière scientifique, comme un animal derrière une cage. Mais c'était faux! Elle souhaitait simplement repérer les détails qui lui auraient échappés au cas où il ne trouvait pas utile de répondre. Ses habits montraient des traces évidentes de saletés et de luttes. Sa main était bandées et il avaient plusieurs ecchymoses sur le corps. C'était d'ailleurs étrange que seul son bras ait été prit en charge. Elle écarta donc cette blessure de celle pouvant avoir été fait dans les dernières heures. Il avait donc eu un problème avec d'autres pensionnaires. Elle baissa un peu la tête de manière à réfléchir aux raisons ayant pu entraîner cet acte. Ce n'était pas à cause qu'il n'ait pas de parents, car c'était le cas de tout le monde ici. Ils n'auraient donc pas pensé à s'en prendre à lui pour ça, mais elle savait parfaitement que certains étaient plus affectés par cette perte que d'autres personnes, ils pouvaient donc démarrer au quart de tour si cela touchait de trop près à sa famille, même s'il ne lui en restait pas... Elle était perdue dans ses réflexions, cherchant un autre problème pouvant lui avoir causé autant de blessures, et puis, d'où lui venait celle de son bras? Ses bagarres étaient-elles si violentes et fréquentes, qu'on ait réussi à lui casser un bras?! La réponse du garçon la tira de ses questions:

"J'm'appelle Alec et c'est bizarre que l'on ne s'est jamais rencontrés parce que ça fait dix ans que je suis ici."

Dix ans?! Cela faisait autant de temps qu'il était encore orphelin et cela le rongeait toujours à ce point? Evidemment, la tristesse de la perte pouvait ne jamais guérir totalement, mais il arrivait un stade où les proches commençaient normalement à accepter que ces personne l'aient quitté. Elle se dit que ce garçon avait vraiment un problème, elle ignorait d'ailleurs si elle allait pouvoir lui être utile. Elle espérait vraiment qu'elle servirait à quelque chose! Ah oui et il lui avait dit son nom... Alec... N'était-ce pas le garçon qui ne venait jamais à ses séances? Elle l'aurait imaginé plus jeune. Le comportement décrit dans son dossier pas l'ancien psychologue de l'orphelinat, montrait toute les caractéristique d'un tout jeune enfant, d'un adolescent en pleine crise, ou d'une perte trop récente pour avoir été accepté. C'était assez étonnant de voir que les images potentielles qu'elle s'était faite de lui étaient toutes les trois fausses. Elle avait encore beaucoup de chemin à parcourir!

Il avait donc remarqué qu'ils ne se connaissaient pas. Effectivement cela aurait été un peu étrange étant donné qu'il avait du voir toutes ces têtes depuis des années. Mais le fait qu'il fasse attention aux autres lui parut important à noter. Lorsque ces troubles étaient le plus présent (comme ici, ayant donné lieu à une bagarre), on ne faisait pas ou rarement attention à ce qui nous entourait. Ce garçon devait être très sensible à son environnement, et elle comprenait donc d'où venait une partie du problème. Les tensions de l'orphelinat. Peut-être que s'il avait été dans un lycée normal il se serait sentit mieux, mais rien que le fait de lui rappeler tous les jours qu'il était dans un orphelinat et donc qu'il était seul contre tous à présent, n'avait pas dû favoriser l'acceptation de le perte de ses parents.
Elle s'arrêta dans ses réflexions, elle venait d'atteindre le seuil critique où elle commençait à plus s'inquiéter des problèmes que de le personne. Ses mots lui firent arrêter son étude:

"Mon problème c'est que je me bagarre trop souvent, mais j'pense que ça s'voit."

Ethel choisis donc de s'arrêter là, elle s'occuperait de tout ses problèmes s'il vient un jour en séance. Pour l'instant, elle se contenterait de s'occuper d'Alec et du moment présent. Elle regarda donc la joue qu'il lui tendait et eu un léger sourire. La plupart des gens aurait reculé devant cette vu, mais elle trouva cela idiot de déformer un visage comme le sien. Après, son expression pourrait être prise pour de la moquerie mais c'était faut. Il s'agissait juste du sourire qu'affichait les mères tolérant une petite bêtise de leur enfants. C'est vrai qu'une bagarre n'était pas une bonne chose à tolérer mais, parfois cela pouvait faire du bien. Elle prit tout de même la peine d'expliquer son sourire. Il ne voulait pas qu'il se fasse de fausses idées:

"Non mais quelle idée! Abîmer un visage aussi charmant! Et regarde-moi ces ecchymoses... Tu dois avoir mal non?, dit-elle en grimaçant. Mais pourquoi cette violence, est-ce que tu en as au moins compris la raison? Et est-ce qu'elle a résolue quoique ce soit?"

La légèreté de ses premiers mots pourraient certainement le révolter, après tout elle se moquait légèrement de son acte, alors qu'il s'ouvrait enfin à elle, mais après tout qui ne le ferait pas? La deuxième partie de sa phrase était un peu plus sérieuse, essayant tout de même de lui faire comprendre la moralité de la chose. Même si elle savait pertinemment que dès qu'elle aurait le dos tourné, il recommencerait certainement. Elle se souvenait cependant que la première qu'elle avait eu une gueule de bois (oui on s'amuse aussi en fac de psychologie), elle s'était réveillée au matin, était descendue dans la cuisine. Son père/frère n'avait rien dit, il avait continuer à petit déjeuner. C'était après qu'elle eu marmonné un bonjour grincheux qu'il avait explosé de rire, se fichant ouvertement d'elle. Ethel s'était alors promis de ne plus se montrer devant lui dans cet état. Peut-être cela fonctionnerait-il pour Alec et puis, étant donné qu'ils résidaient dans le même bâtiment, ils risquaient de se croiser souvent. Elle se souvint alors de sa question première et lui désigna son bras:

"C'est eux qui t'on fait ça? Je ne pense pas que tu méritais ce traitement... Je ne pensais pas les rivalités entre orphelins si violente."

Le fait qu'elle soit ignare à se sujet allait sans doute le détendre étant donné qu'il la prendrait très certainement pour un idiote. Mais tant qu'il ne la prenait pas pour un danger, elle s'est fichait!
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Lun 1 Oct - 19:01

Alec remarqua un sourire se dessiner sur les lèvres d'Ethel. Quelque peu outré, il manqua de se lever une nouvelle fois et de s'en aller une bonne fois pour toutes en plantant la psy en travers de ce couloir. Mais il ne le fit pas. Il ne le fit pas pour la simple et bonne raison qu'il n'en avait aucune justement. L'avait-elle humiliée? Non. L'avait-elle tabassé? Non plus. Pour une fois, Alec décidait d'être tolérant et la raison l'emporta sur l'immaturité dont il faisait généralement preuve.

"Non mais quelle idée! Abîmer un visage aussi charmant! Et regarde-moi ces ecchymoses... Tu dois avoir mal non? Mais pourquoi cette violence, est-ce que tu en as au moins compris la raison? Et est-ce qu'elle a résolue quoique ce soit?"

Il jeta un regard froid à Ethel. Il n'aimait qu'on lui fasse ce genre de morale, ça lui arrivait déjà bien souvent de recevoir la remarque d'autres adultes lorsqu'il était pris à se bagarrer ou à envoyer paître des plus jeunes que lui. Il ne répondit pas, se contentant de son regard froid qu'il arborait depuis la réponse de la psychologue. Comme on dit, le plus grand des mépris est le silence. Inconsciemment, il resserrait le bandage de son bras, tout en tentant d'ignorer la douleur. Ethel désigna justement son bras et continua:

"C'est eux qui t'on fait ça? Je ne pense pas que tu méritais ce traitement... Je ne pensais pas les rivalités entre orphelins si violente."

Son visage très pâle s'empourpra. Et zut! La question qui tue et à laquelle Alec ne trouvait pas souvent une excuse valable. D'ailleurs, le personnel connaissait très bien sa maladresse, même si le garçon était très souvent mauvaise foi là-dessus. Il préférait largement faire passer ses chutes pour des bagarres, juste pour se sauver la face rien de plus. Hésitant et peu sûr de lui, il commença à affabuler:

"Eh bien... C'est que ouais... Y'en a certains qui... Qui tape fort! Et..."

Alec s'arrêta. Il n'arrivait absolument pas à mentir, et encore à Ethel, même s'il ne savait pas trop pourquoi. Il soupira et se résolut à dire la vérité:

"Bah... J'peux te le dire de toute façon... En fait, j'arrête pas de tomber, de me prendre les portes et tout ce genre de choses absolument débiles."

Il tirait nerveusement sur sa cravate qui était déjà complètement de travers. Jamais il n'avait osé le dire de lui même qu'il était maladroit. En général, c'était un truc qu'on découvrait un peu au pif, comme sa passion pour la nature.

"C'est la première fois que je le dis à quelqu'un sans que celui-ci le découvre contre mon gré. Ça me fait bizarre..."

Mais inexplicablement, il se sentait mieux aussi. Alec ne comprenait pas pourquoi, alors qu'avant il était toujours mal, physiquement et moralement.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir... [PV Mizushima Ethel]   Mar 2 Oct - 19:46

Quand le visage d'Alec pris des couleurs, Ethel fut tout d'un coup gênée par sa question. Elle qui pensait qu'il se moquerait d'elle se rendait compte qu'elle le dérangeait plus qu'autre chose et en fut désolée. Elle faillit lui répondre que ce n'était rien s'il n'avait pas envi d'en parler quand il lui dit:

"Eh bien... C'est que ouais... Y'en a certains qui... Qui tape fort! Et..."
"A ce point là?!"

Les mots étaient sortis tous seuls. Elle voulait souvent paraître plus vieille qu'elle ne l'était réellement, mais sa naïveté la rattrapait et ce genre de réactions puériles. Elle s'en voulut légèrement de ne pas avoir sut se contrôler en se maudissant elle-même. C'était vraiment la bonne chose à faire si elle voulait qu'il la prenne au sérieux! Avoir une image trop sage et adulte n'était pas ce qu'elle voulait, mais les patients se sentaient souvent réconfortés par une personne qui semblait pouvoir les protéger. Elle voulait simplement faire en sorte qu'il soit en sécurité. Evidemment, ce n'était pas avec sa stature frêle qu'elle allait pouvoir protéger qui que ce soit, mais elle aurait bien aimé le protéger. Il semblait trop isolé, que ce soit volontaire ou non. Elle s'étonnait elle-même d'être naïve sur ce genre de chose pensant qu'elle en avait vu beaucoup durant sa vie. Mais bon ce n'est jamais assez et chaque histoire est plus ou moins douloureuse et plus ou moins facile à accepter.

"Bah... J'peux te le dire de toute façon... En fait, j'arrête pas de tomber, de me prendre les portes et tout ce genre de choses absolument débiles."

Ethel eut un léger sourire, semblable à celui de tout à l'heure. La nervosité du jeune garçon lui paraissant mignonne presque charmante. Elle ne s'attendait pas à ce qu'un garçon de son âge ait ce genre de réaction. Elle ne comprenait pas vraiment son malaise et regarda sa cheville qui avait enflée à vu d'oeil. Il n'y avait vraiment pas de quoi ce moquer de lui, elle-même était assez maladroite. Elle leva les yeux au ciel en constatant que sa maladresse de tout à l'heure lui vaudrait le pied dans une bassine pleine de glaçons pour toute la soirée! Elle se demanda si elle devait le rassurer en lui montrant que c'était une chose qu'ils avaient en commun, mais se tut en voyant qu'il reprenait la parole:

"C'est la première fois que je le dis à quelqu'un sans que celui-ci le découvre contre mon gré. Ça me fait bizarre..."

En entendant cela, Ethel se mordilla la lèvre inférieure. Elle n'avait pas osé lui avouer qu'elle aussi était maladroite pour ne pas trop se rapprocher d'Alec. D'un côté ce métier était passionnant, mais elle s'était promis de maintenir une certaine distance avec ses patients, sans toutefois leur faire croire qu'elle se fichait de leur problème. Cependant, sans pouvoir l'expliquer, elle s'en voulait de ne pas avoir été honnête avec lui. Après tout ce n'était pas juste! Quand il lui avait avoué sa maladresse, il ne le voulait pas forcément, et pourtant, il l'avait fait!

"Ne t'en fais pas, tu n'es pas le seul à être maladroit, tout le monde l'est! dit-elle en désignant sa cheville. Je crois que si demain tu ne me vois pas arrive avec une atèle c'est que j'ai eu de la chance. Je me suis tordue la cheville dans le couloir tout à l'heure et malheureusement, en plus d'être maladroite je suis malchanceuse, alors ça risque d'être grave! Et merci de m'en avoir parlé."

Sans savoir pourquoi, le fait qu'il lui en ait parlé la réconfortait. Elle sourit, et ses sourcils remontèrent légèrement vers le haut pour montrer sa gêne. Elle aimait bien le fait de ne pas être un professeur car ainsi, elle n'était pas obligée de maintenir une certaine distance avec les orphelins qu'elle fréquentait. Mais elle n'était pas non plus censé leur parler de sa vie! Elle soupira. Tant que ses révélations n'était pas d'ordre privé, comme tout ce qui touchait à son passé, tout irait bien, c'était sa limite. A partir du moment où elle parlerait d'elle, le stade de patient aura évolué vers celui d'ami, mais malheureusement, ce n'était pas du tout ce qu'elle devait faire. Elle regarda autour d'elle et d'un coup elle se détendit. Mais après tout, elle pouvait faire une petite entorse à la règle, ce couloir n'était pas son bureau n'est-ce pas? Une fenêtre en face d'elle donnait sur l'extérieur, et elle se dit que la vue était jolie.

"Pourquoi avoir choisis ce couloir, il y a des tonnes de passages, pourquoi ne pas avoir choisi un lieu plus isolé, si tu avais besoin de réfléchir?"
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